Strengthen Resilience in 38 villages in DRC

by Chirezi Foundation (FOCHI)
Strengthen Resilience in 38 villages in DRC

Project Report | Jan 24, 2026
Renforcer la Resilience dans 38 Villages

By AMINA MUCHAPA Gisele | Chef de Projet/Coordinatrice Nationale de la FOCHI

Mediateurs communautaires
Mediateurs communautaires

Contexte :  Notre intervention se poursuit dans un environnement complexe où les tensions foncières, les mouvements de populations et les réfugiés dans les pays voisins notamment au Burundi, Tanzanie, Rwanda, Zambie ; et les séquelles de conflits violents collectifs hypothèquent la cohésion sociale. La plaine de la Ruzizi, grenier à potentiel, reste un théâtre de conflits violents, majeurs, communautaires collectifs et des différends.

Ajustements Stratégiques :

  1. Approche « Paix et Production » Intégrée :  Suite aux diagnostics participatifs, nous avons renforcé l'articulation entre les  Comités Locaux de Paix  (CLP) : cours de paix communautaire et les  Champs-Écoles Paysans  (CEP). La médiation sur les droits d'usage des terres irriguées est désormais couplée à des formations sur les techniques agricoles résilientes. L'objectif est clair : transformer les ressources potentielles de conflit (terre, eau) en leviers de coopération économique.
  2. Focus sur la Jeunesse :  Un module spécifique « Jeunes, médiateurs et entrepreneurs agricoles » a été ajouté. Nous formons des jeunes (filles et garçons à risque) des communautés en tension à la facilitation du dialogue et à la gestion de micro-projets maraîchers collectifs. Ils deviennent des piliers de la paix à travers l'action économique.
  3. Renforcement de la Sécurité Psychosociale :  Conscients que les traumatismes non soignés alimentent les cycles de violence, nous allons introduire des séances de  Premiers Secours Psychosociaux  animés par des relais communautaires formés, au sein même des espaces de dialogue communautaire.

Progrès Concrets :

  • Renforcement des cours de paix et de 3 Supers cours de paix mixtes (hommes/femmes) de 38 prévus, totalisant désormais 190 membres des comités opérationnels. Soit 5 membres par comités (cours de paix).
  • Identification conjointe  avec les autorités traditionnelles et les chefs de quartiers/villages de la mairie d'Uvira et des villages de la plaine de la Ruzizi 15 « points chauds » fonciers faisant l'objet d'une médiation active.
  • Démarrage  de 8 Champs-Écoles Paysans transcommunautaires, (Kiliba, Runingu, Biriba, Sange,Nyakabere, Mutarule 1, Bwegera et Luvungioù des anciens en conflit travaillent côte à côte sur des parcelles de démonstration.

II. Une Anecdote Lumineuse : L'Histoire du Puits de Kiliba

Je voudrais partager une anecdote, une étincelle d'espoir qui illustre le cœur de notre travail.

Dans le village de Kiliba, deux quartiers, issus de communautés ayant connu des épisodes douloureux, se partageaient une source d'eau unique. Chaque matin, les tensions montaient au point d'eau : regards hostiles, propos aigris, et parfois des altercations. Cette source, vitale, était devenue un symbole de division. Notre équipe, avec le CLP local naissant, a facilité une série de dialogues non pas sur « le conflit de l'eau », mais sur « l'avenir de nos enfants et de nos champs ». Un vieux cultivateur, Monsieur KABASI surnommé « Baba FLORY » (Président du comité de la Baraza FOCHI de Kiliba)a pris la parole : « L'eau ne nous déteste pas. Elle coule pour tous. C'est nous qui avons appris à nous haïr autour d'elle. »

De ces dialogues est née une idée simple mais révolutionnaire : au lieu de se battre pour la source, ils allaient  construire un puits commun . Un puit pour les deux quartiers, sur un terrain neutre.

Le jour où l'eau claire a jailli, ce n'était pas seulement de l'eau. C'était  leur  eau. L'eau qu'ils avaient sacrifiée à capter ensemble. Une cérémonie simple a été organisée. Les femmes du premier quartier ont apporté des eaux neufs, celles du second ont préparé un plat commun à base de légumes arrosés par cette même eau.

Aujourd'hui, le « Puits de l'Entente » de Kiliba est plus qu'un point d'eau. C'est un lieu de rencontre, surveillé à tour de rôle par les jeunes des deux quartiers. Les discussions y ont changé de nature : on y parle maintenant du partage des créneaux d'arrosage pour les semis de tomates et des nouvelles boutures.

Ce que cela met en lumière :

  • Le travail de l'ONG :  Notre rôle n'a pas été de forer un puits, mais de créer les conditions sécurisées et la méthodologie pour que le dialogue remplace l' humain au centre . Nous avons transformé une problématique de « gestion de conflit » en un projet  concret de consolidation de la paix  porté par les bénéficiaires eux-mêmes.
  • La force des bénéficiaires :  Leur capacité à saisir une opportunité de dialogue pour  co-créer un symbole tangible de paix . Ils ont transcendé la méfiance pour investir ensemble dans un avenir commun. La résilience, c'est cela : la capacité d'une communauté à transformer une vulnérabilité (le manque d'eau/la dispute) en un acte de solidarité et de prospérité partagée.
  • III. Perspectives et Vigilance
  • Prochaine étape :  Organisateur des « Foires de la Paix et des Récoltes » dans 5 villages pilotes, pour valoriser les productions issues du CEP et célébrer publiquement les accords de médiation locales.
  • Défi de vigilance :  La recrudescence des activités des groupes armés en périphérie de la plaine nécessite une adaptation constante de nos protocoles de sécurité et de mobilité, sans jamais nuire à notre ancrage communautaire.
  • Appel à la synergie :  Nous renforçons notre collaboration avec les acteurs humanitaires (FAO, PAM) pour un enchaînement « Paix > Production > Nutrition » efficace et durable.

 

Conclusion :
Chaque jour dans la plaine de la Ruzizi, des femmes, des hommes et des jeunes, accompagnés par notre action, réinventent la paix. Non comme un concept abstrait, mais comme le socle de leur survie et de leur dignité. Ils sont les premiers artisans de leur résilience. Notre mission reste d'être à leurs côtés, en facilitateurs humbles et déterminés.

Pour une Paix Cultivée Main dans la Main.

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Location: Uvira, South Kivu - Congo, Democratic Republic of the
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Amina Gisele
Uvira , South Kivu Congo, Democratic Republic of the
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