By Rokaya El Boudrari | project manager
Number of participants :
The urban dance project has been attended by 68 children during the first year and 130 during the second. Half of the participants were female, which is quite a great achievement regarding the neighbourhood’s economic and cultural traditionalist background.
(Durant la première année du projet une soixantaine (68) d'enfants ont suivi régulièrement les cours de danse dispensés au niveau de la salle Larbi Zaouli - quartier Zaraba. A la fin de l'année, à cause des examens et de l'approche des vacances, l'absentéisme a fortement augmenté et seuls 56 enfants ont participé au spectacle de fin d'année. En début d'année, le pourcentage des filles participant au programme était faible. Avec la stabilisation des effectifs par groupe, ce même pourcentage a augmenté pour atteindre à la fin de l'année 50%. Ce résultat est très satisfaisant et assez inattendu compte tenu du contexte social du projet (bidonville à la périphérie de Casablanca donc marqué par la pauvreté et un conservatisme prononcé par rapport aux traditions et à la religion). La deuxième année, le projet s'est étendu à 2 nouveaux quartiers. Ainsi aux enfants de Zaraba (68), se sont ajoutés ceux de Derb Moulay Cherif (27) et les enfants de L'Heure Joyeuse (34). L'effectif a donc presque doublé en passant de 68 à 129 il a connu une augmentation de 130% et celui des filles est passé de 28 à 58 bien que sa part relative ait diminué.)
Budget :
During the second year, we decided to replace the dance teachers. We recruited 3 new dancers and an artistic coordinator, which helped us reduce our expenses by 38% while doubling the number of children and maintaining the quality of the program. However, the development of the project was restrained by the departure of the artistic coordinator, the cancellation of the acting classes and of the teachers’ training program.
(En cette deuxième année du projet, nous avons recruté de nouveaux intervenants artistiques (danseurs). Cette décision est venue suite aux problèmes rencontrés avec la Compagnie Salama : manque de flexibilité, coût élevé de l'intervention, manque de suivi pédagogique des enfants ... Cette décision nous a permis d'offrir une opportunité de travail à 3 jeunes danseurs marocains + 1 coordinateur artistique. Elle a également permis de réaliser des économies importantes sur le budget tout en touchant 2 fois plus d’enfants. En effet, le budget a connu en 2007-2008 une diminution de près de 38% par rapport à la première année et la part des dépenses relevant des interventions artistiques ne dépasse pas les 26% alors qu'elles constituaient le principal poste de dépenses en 2006-2007. Bien que les principaux objectifs de l'année ont été atteint (effectif, assiduité, implication), certaines contraintes ont cependant bloqué le développement du projet. Le départ du coordinateur artistique en milieu d'année a fortement nuit à l'avancement du programme pédagogique prévu. Les cours de théâtre ont été annulés, la création d'un spectacle thématique a également été interrompue et la formation des éducateurs n'a pas pu se faire non plus ... Ceci explique la faible part du budget consacrée à ces activités. Nous restons cependant fortement attachés à ces objectifs que nous essaierons d'atteindre cette année.)
More than a project :
Two years after the beginning of the project, we notice that although the children come from very unprivileged backgrounds, many of them are much more confident and open-minded. Some of them could even take part in holiday camps. Even the teachers took profit from the program and were able to build a professional network that can be very beneficial to their careers.
(Après 2 années du projet, nous constatons que les enfants se sentent plus épanouis et plus surs d’eux. A travers la danse, ils ont découvert un potentiel et des ressources qu’ils ne pensaient pas avoir. Beaucoup de ses enfants vivent dans des conditions déplorables. Généralement, ils ont aussi des difficultés à l’école faute de suivi et d’accompagnement. La danse constitue pour eux un moyen de se défouler et d’oublier leurs problèmes mais aussi un espace de créativité et d’expression où ils se sentent valorisés et mis en confiance. Ils ont développé des liens entre eux et une forte relation avec leurs encadrants et professeurs. Le hip hop a pris une place importante dans leur vie. Certains enfants s'entrainent même en dehors des heures de cours. Le projet a permis aux enfants les plus nécessiteux d'intégrer des colonies de vacances cet été (activités connexes). Ils ont ainsi pu voyager durant leurs vacances comme tous les autres et ont bénéficié d'activités ludiques et éducatives sous l'encadrement des membres des associations partenaires. Le projet a également permis aux jeunes professeurs de nouer des relations qui seront utiles à leur carrière. A titre d’exemple, un des professeurs, Adil a été engagé cet été pour animer un atelier de hip hop lors d’une colonie de vacances.)
By Rokaya El Boudrari | Project Manager
By Rokaya El Boudrari | Project Manager
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